Catégories verbales et opérativité

Samuel Bidaud

Abstract


Nous nous intéressons dans cet article aux catégories verbales, que nous étudions d’un point de vue opératif. Nous repartons de la théorie du temps opératif formulée par Gustave Guillaume dans Temps et verbe en 1929, selon laquelle la construction de l’image-temps dans la pensée nécessite un temps infiniment court mais réel, le temps opératif, lequel est plus largement présent derrière tout acte de langage. Dans cette perspective, nous commençons par situer la genèse du verbe par rapport à celle des autres parties du discours, en nous fondant sur la notion d’incidence. Nous nous penchons ensuite sur le mode, l’époque, l’aspect, la personne verbale et la diathèse. L’ensemble de ces catégories se construisent en effet progressivement durant le temps opératif, et notre but est dès lors de reconstituer les étapes de leur construction dans la pensée. Nous empruntons la majorité de nos exemples aux langues romanes (français, portugais, espagnol et italien essentiellement) et germaniques (anglais et suédois essentiellement), ce qui nous permet de prendre en compte la variation de la chronogénèse ou de la diathèse d’une langue à une autre, et donc de prendre en compte des différences en termes d’opérativité.

DOI: http://dx.doi.org/10.5755/j01.sal.0.28.15125


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Print ISSN: 1648-2824
Online ISSN: 2029-7203